02 98 62 36 73|Contact

PTH / prothèse totale de hanche

Définition

La prothèse totale de hanche est une intervention chirurgicale qui a pour but de remplacer les surfaces articulaires de la hanche (cavité cotyloïdienne du bassin et tête du fémur) par un implant chirurgical.
Il est nécessaire de changer cette articulation car les surfaces osseuses et cartilagineuses sont usées. Le glissement de la tête du fémur dans le cotyle (partie du bassin où s’articule le fémur) n’est plus possible. Vos douleurs vont s’accentuer, l’articulation va s’enraidir et les muscles autour s’affaiblir.
Les causes de l’atteinte articulaire sont multiples. Le plus souvent idiopathique, les séquelles de fracture, malformation osseuse congénitale (dysplasie de hanche), rhumatisme ou ostéonécrose sont également des causes possibles.
L’arthrose est un phénomène physiologique et correspond à notre vieillissement mais peut être accélérer par un poids excessif ou une sollicitation trop importante de l’articulation au travail ou au sport (squash, footing…).

QUAND DOIT ON ETRE OPÉRÉ ?
La décision opératoire est logique lorsque vous ne supportez plus la gêne, la douleur ou le handicap que ça vous procure.
Il n’y a pas toujours de corrélation entre le degré d’usure radiographique et l’intensité de la douleur.
L’évolution en l’absence de traitement est la persistance ou l’aggravation des douleurs et de la perte d’autonomie. A terme cela peut aussi retentir sur le genou et le rachis.
QUEL EST LE BUT DU TRAITEMENT ?
La mise en place d’une prothèse totale de hanche a pour but de redonner mobilité et indolence à l’articulation. La plupart des patients à terme admet oublier le fait d’avoir une prothèse.
AVANT LE TRAITEMENT
Un bilan radiographique complet est réalisé permettant de confirmer le diagnostic et de prévoir la chirurgie. Un bilan dentaire et urinaire est également prescrit afin de rechercher une infection qui devra être traitée avant l’intervention pour éviter toute contamination.
Un bilan cardiologique est utile afin de vous préparer au mieux à l’intervention
QUEL TRAITEMENT ?
La prise en charge initiale est médicale avec prise d’antalgiques et d’anti-inflammatoires. La rééducation et le port de cannes peuvent permettre de calmer la douleur.
Le seul traitement chirurgical efficace aujourd’hui est la prothèse totale de hanche (PTH).
La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale ou rachianesthésie. La cicatrice se situe à la face postérieure de la fesse. Sa taille dépend de votre anatomie afin de bien s’exposer car l’important est la pose des implants en bonne position. Cette voie d’abord est peu agressive et respecte au maximum les muscles autour de votre articulation. Les surfaces articulaires sont coupées (cotyle et fémur) à l’aide d’une instrumentation chirurgicale spécialement développée pour votre prothèse de hanche. La prothèse implantée est impactée dans votre os. Si celui ci est trop fragile le recours à un cimentage pour un meilleur ancrage pourra être réalisé.

La prothèse est en alliage chrome cobalt revêtue d’hydroxyapatite pour permettre une repousse de l’os sur la prothèse et son incorporation définitive. Le couple de frottement (surface de glissement) utilisé est le plus souvent en céramique (alumine), il est quasiment inusable mais peut en cas de choc violent se casser.

Dans certains cas (patients plus âgés ou présentant des risques plus élevés de luxation) un autre type de prothèse peut être utilisé avec des systèmes rétentifs ou de double mobilité.
A la fin de l’intervention, un drain permettant d’évacuer l’hématome peut ou non être laissé.

ET APRÈS ?
• Prise en charge de la douleur immédiate
• Mise en place d’un traitement anticoagulant
• Lever le soir même ou le lendemain de l’intervention avec appui complet soulagé par des béquilles
• Apprentissage des mouvements interdits par notre kinésithérapeute
• Pansements de la cicatrice refait tous les 2j jusqu’à cicatrisation
• Béquilles nécessaires jusqu’à reprise de la marche normale
• Sortie de la clinique dès que votre état le permet (fatigue, douleur, rééducation, pansement…). Celui ci peut être très rapide mais sera adapté à votre faculté de récupération
Après quelques jours d’hospitalisation, votre chirurgien autorisera votre sortie avec les ordonnances de soins nécessaires (pansement, antalgiques, anticoagulants, kinésithérapie). Vous serez revu en consultation avec des radiographies. La rééducation doit être poursuivie soit à domicile avec un kinésithérapeute soit en centre de rééducation.
COMPLICATIONS
Il s’agit d’une opération sérieuse mais de pratique très courante.

Cependant les risques existent et sont liés de façon évidente à votre état de santé (Tabac, diabète, traitement anticoagulant, traitement corticoïde, pathologie cardiaque, surpoids…) et à l’état de votre hanche (ostéoporose, stock osseux, anatomie particulière, problème de dos….)
Les plus fréquentes

• La phlébite peut survenir en dépit du traitement anticoagulant. Il s’agit d’un ou plusieurs caillots qui se forment dans les veines des membres inférieurs ; ceux-ci pouvant migrer et entraîner une embolie pulmonaire. La gravité potentielle des embolies pulmonaires explique l’importance accordée à la prévention des phlébites. Cette prévention est basée essentiellement sur le traitement anticoagulant et sur la prescription en post opératoire de bas de contention.

• L’hématome postopératoire est rarement gênant et nécessite exceptionnellement une évacuation. Il peut s’avérer nécessaire d’envisager une transfusion de sang en peropératoire ou en postopératoire.

• L’inégalité de longueur des membres inférieurs n’est pas préoccupante au-dessous de 15mm. Malgré les mesures préopératoires et peropératoire, il n’est pas toujours possible ni souhaitable de rechercher l’égalité de longueur des membres inférieurs car un raccourcissement du côté opéré provoque une faiblesse des muscles fessiers ainsi qu’une instabilité de la prothèse qui peut entraîner une luxation.

Plus rarement
• La luxation, c’est-à-dire le déboîtement de la prothèse, est possible en particulier dans les premières semaines car l’intervention a supprimé la raideur et les douleurs préopératoires. Ainsi, des mouvements extrêmes peuvent être réalisés sans s’en rendre compte. Votre chirurgien et votre kinésithérapeute vous expliqueront les mouvements dangereux à éviter.

• L’infection est une complication rare mais grave. Ce risque est minimisé par les précautions préopératoires qui visent à rechercher et traiter tout foyer infectieux méconnu (dentaire et urinaire surtout) et à s’assurer le jour de l’opération que la peau est impeccable. Des antibiotiques vous seront administrés à titre préventif durant l’intervention. L’infection peut survenir même très longtemps après la chirurgie par contamination à partir d’une infection à distance. Une infection de la prothèse conduit le plus souvent à une nouvelle chirurgie. Pour prévenir une infection tardive, il faudra donc traiter les infections toute votre vie et prendre soin de votre peau en évitant toute plaie qui constituerait une porte d’entrée pour les bactéries. Il vous est fortement déconseillé de fumer pendant la période de cicatrisation, le tabagisme augmentant de manière significative le taux d’infection.

Beaucoup plus rarement sont observées ces complications

• Une fracture peropératoire du fémur, pouvant nécessiter un geste chirurgical complémentaire.

• La paralysie neurologique du nerf crural ou sciatique est possible. Le plus souvent il s’agit de l’étirement d’un nerf préalablement malade (antécédent de sciatique ou hernie discale…). Elles récupèrent généralement en quelques mois. Exceptionnellement, une atteinte plus sévère peut être observée, pouvant justifier un appareillage spécifique ou une nouvelle intervention.

• Un descellement de la prothèse peut se produire sur le long terme. Autrement dit, la prothèse peut tenir moins correctement dans l’os et provoquer des douleurs. Ces descellements tardifs ont plusieurs causes possibles : ils peuvent être mécaniques et liés à une pratique trop violente et intensive d’une activité physique ou être liés à une réaction de l’organisme aux débris d’usure de la prothèse ; ou enfin, être liés à une infection de la prothèse.

La liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

LES RÉSULTATS ATTENDUS
Les meilleurs résultats sont observés après un délai de 3 à 6 mois. L’amélioration peut se poursuivre pendant l’année postopératoire. Le résultat attendu est une marche sans canne indolore et la reprise des activités physiques habituelles. La conduite automobile est reprise après 6 semaines. Les activités professionnelles sont généralement reprises après 6 semaines à 3 mois (très variable en fonction de la profession et des cas). Les activités physiques sont autorisées après 3 mois. Elles dépendent du niveau physique du patient et sont à valider avec votre chirurgien.
leo quis, ipsum ipsum risus. efficitur.