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La Main / Maladie de Dupuytren

Définition

La maladie de Dupuytren se caractérise par de signes liés à la rétraction des téguments. Ainsi on retrouve des brides, des nodules durs ou des dépressions.

L’atteinte commence surtout par le 5e et le 4e doigt mais tous les doigts peuvent être atteints. L’atteinte exclusive du 5e doigt est réputée difficile et récidivante.

La maladie décrite par le Baron Guillaume Dupuytren, est liée à un épaississement et une rétraction de l’aponévrose palmaire, cela peut se traduire par une infiltration cutanée avec apparition de nodules ou de cordes (brides) avec limitation de l’extension des doigts. Habituellement, la rétraction des doigts ne s’accompagne d’aucune douleur cependant un nodule dans la paume de la main peut parfois être douloureux et entrainer un déficit de serrage.
La maladie de Dupuytren atteint plus souvent l’homme que la femme autour de 40 à 50 ans.

Plusieurs maladies sont préférentiellement associées à la maladie de Dupuytren, ce sont : l’épilepsie, le diabète, l’hypertriglycéridémie, la consommation d’alcool et le tabac. Le travail manuel n’est en aucun cas responsable de la maladie de Dupuytren. La cause principale reste génétique c’est pourquoi les autres membres de votre famille peuvent présenter les mêmes symptômes.

Symptomes
La maladie de Dupuytren se caractérise par de signes liés à la rétraction des téguments. Ainsi on retrouve des brides, des nodules durs ou des dépressions.
L’atteinte commence surtout par le 5e et le 4e doigt mais tous les doigts peuvent être atteints. L’atteinte exclusive du 5e doigt est réputée difficile et récidivante.
Quels sont les examens complémentaires utiles ?
Aucun examen complémentaire n’est utile car le diagnostic est clinique.
Quel est le traitement de la maladie de Dupuytren ?
Un traitement ne doit être envisagé que si la rétraction empêche l’extension complète des doigts ou si c’est douloureux. Il existe un test très simple : le test de l’extension des doigts. Le principe est d’essayer de mettre votre main bien à plat sur la table.
• Si cela est possible, le test est négatif et aucun traitement n’est justifié. Si au contraire un ou plusieurs doigts ne s’allongent pas suffisamment pour être à plat sur la table, le test est positif et un traitement chirurgical est vraisemblablement justifié.

• Si le test devient positif, faites vous re-examiner par votre médecin. Un test qui devient positif est important à dépister car l’évolution ne peut se faire que vers l’aggravation. Plus le doigt est rétracté avant l’intervention, plus il sera difficile de lui redonner une extension complète.
Deux grands types de traitement sont possibles :
• l’aponévrotomie :
dans certains cas, il est possible de redonner l’extension complète du doigt par simple section d’une bride, le plus souvent à l’aiguille. C’est un geste qui peut être réalisé sous anesthésie locale. La maladie n’étant pas enlevée, le risque de récidive est bien sur élevé. En cas de récidive, ce geste peut être renouvelé sans inconvénient. Les indications doivent être choisies très attentivement, car malgré sa simplicité apparente, ce geste peut être dangereux (section de nerf ou de tendons).

• l’aponevrectomie consiste à ôter le plus de tissus pathologique possible. Il s’agit d’une chirurgie délicate car les nerfs sont au contact des brides à enlever. Lorsque la rétraction est importante et ancienne, les articulations elles mêmes s’enraidissent et il n’est pas toujours possible de retrouver une extension complète. Parfois la paume de la main doit être laissée ouverte. La cicatrisation se fait alors d’elle-même avec des pansements réguliers pendant 2 à 3 semaines. Une greffe de peau peut être nécessaire lorsque la peau est envahie ou s’il s’agit d’une récidive. Cette greffe sera le plus souvent prélevée aux dépens du membre anesthésié (avant-bras ou bras) laissant une cicatrice filiforme. Un lambeau local est parfois utile en particulier pour le 5eme doigt.

Quels sont les risques spécifiques ?
La lésion d’un élément vasculaire ou nerveux est possible. Cela peut aller de la simple paresthésie (fourmillement le plus souvent régressif) à l’anesthésie complète du bout du doigt. Dans le cas exceptionnel d’une lésion artérielle le risque majeur est l’amputation.

L’infection est rare mais des soins de cicatrice sont nécessaires.

Le risque d’hématome voir de nécrose cutanée est possible notamment si la maladie est importante et que vous prenez un traitement qui fluidifie le sang.
L’algodystrophie est toujours possible.

Quelle est l’évolution habituelle après la chirurgie ?
Il est nécessaire de rapidement mobiliser les doigts en post opératoire et ce dès le lendemain.
Une orthèse d’extension peut vous être proposée en post opératoire. Elle est à porter préférentiellement la nuit ou en alternance dans la journée. Elle sera faite par un orthésiste sur mesure.
Le pansement est à refaire tous les deux jours.
Une rééducation avec un kinésithérapeute peut être nécessaire mais elle n’est pas obligatoire.

Le résultat est rapide. L’extension est possible dès le lendemain même si elle peut être incomplète en raison de l’ancienneté de la maladie, de l’enraidissement articulaire et du stade initial évolué.
La cicatrice au début dure et crouteuse gênera la flexion mais elle s’améliore assez vite pour devenir souple au 6eme mois.

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