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La Main / Kyste synovial

Définition

Le diagnostic est clinique. La réalisation d’une radiographie a pour but de rechercher une lésion articulaire sous jacente pouvant expliquer la présence de ce kyste (kyste osseux, lésion ligamentaire…).

L’échographie en précisera la localisation, le volume et  le caractère liquidien (le diagnostic différentiel étant une tuméfaction solide).

Il s’agit d’une grosseur qui s’est développée au niveau du poignet ou à la base de l’un des doigts. Cette masse est tendue, plus ou moins mobile et parfois douloureuse à l’appui ou dans certains mouvements. Elle peut être volumineuse ou discrète, voire seulement visible avec une échographie.

La survenue peut en avoir été brutale et douloureuse (au poignet), soit lente et progressive (aux doigts). Quoi qu’il en soit cette grosseur est liée au développement, dans la membrane qui tapisse l’articulation du poignet ou les tendons fléchisseurs au niveau des doigts, d’une tuméfaction remplie de liquide synovial produit par la membrane (capsule articulaire) en question.

Il en existe différentes formes :

Le kyste synovial dorsal du poignet : fréquemment rencontré chez les jeunes adultes. La face dorsale du poignet est la localisation la plus fréquente des kystes synoviaux du poignet
Le kyste synovial palmaire du poignet : peut se rencontrer chez les jeunes adultes, mais également observé en association avec une arthrose du poignet chez des personnes plus âgées.
Le kyste ténosynovial : fréquemment rencontré chez les jeunes adultes. Localisé le plus souvent le long des tendons fléchisseurs à la base des doigts sous la forme d’un nodule dur et douloureux.

Le kyste mucoïde : généralement rencontré chez les personnes d’âge moyen et les personnes âgées, associé à l’usure de l’articulation à l’extrémité du doigt.

Examens complémentaires
Le diagnostic est clinique. La réalisation d’une radiographie a pour but de rechercher une lésion articulaire sous jacente pouvant expliquer la présence de ce kyste (kyste osseux, lésion ligamentaire…).
L’échographie en précisera la localisation, le volume et le caractère liquidien (le diagnostic différentiel étant une tuméfaction solide).
Evolution
Ces tuméfactions sont parfaitement bénignes sans autre gravité que la gêne qu’elles occasionnent dans les mouvements (au poignet) ou dans la saisie des objets (au niveau des doigts). Des douleurs sont possibles au poignet.
Traitement
Un traitement n’est pas toujours nécessaire.
On peut avoir recours à une ponction (évacuation à l’aiguille du kyste) suivie d’une injection (de corticoïdes en général) mais les récidives sont très fréquentes.

Le traitement chirurgical des tuméfactions est justifié dès lors qu’elles deviennent gênantes esthétiquement ou fonctionnellement. Le traitement consiste à ôter en totalité la tuméfaction et sa base d’implantation. Ceci est le meilleur garant du moindre risque de récidive. Mais ceci implique, au niveau du poignet, un brèche articulaire qui comme toute plaie va cicatriser en se rétractant et peut donc occasionner une raideur contre laquelle il faudra parfois lutter par de la rééducation. Au niveau des doigts ce problème ne se rencontre habituellement pas. Néanmoins il faut savoir être patient. En effet pour les kystes du poignet près d’un sur quatre (20 à 25%) s’estompent spontanément dans les 6 mois qui suivent leur apparition.
La chirurgie est en règle effectuée au cours d’un séjour d’une journée (chirurgie ambulatoire), sous anesthésie locale ou loco-régionale.

Quelles sont les complications possibles ?
Des complications sont toujours possibles :
– L’infection
– L’algodystrophie. L’évolution est traînante, sur plusieurs mois ou années. Des séquelles sont possibles (douleurs résiduelles,raideur des doigts et/ou du poignet)
– La récidive du kyste
– Une adhérence cicatricielle
– Une raideur des doigts ou du poignet (c’est pour cette raison
qu’il est nécessaire de mobiliser rapidement toute articulation en
post opératoire).
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